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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 19:32

41mhprADQcL. SL500 AA300Présentation de l'éditeur : Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans l'ombre, n'attendant rien en retour que de pouvoir le confesser. Une blessure vive, la perte d'un enfant, symbole de cet amour que le temps n'a su effacer ni entamer. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de folie. La voix d'une femme qui se meurt doucement, sans s'apitoyer sur elle-même, tout entière tournée vers celui qu'elle admire plus que tout. Avec Lettre d'une inconnue Stefan Zweig pousse plus loin encore l'analyse du sentiment amoureux et de ses ravages, en nous offrant un cri déchirant d'une profonde humanité. Ici nulle confusion des sentiments : la passion est absolue, sans concession, si pure qu'elle touche au sublime.

 

Mon avis : Il est des livres dont on ne sait pas pourquoi on les a jamais lus avant, alors qu'ils semblent avoir été écrits pour nous. C'est sans doute un peu présomptueux, mais peu importe, c'est l'impression que j'ai eue en refermant ce tout petit morceau de folle passion. Une claque, une grosse, des larmes qu'on ravale, des mains qui tremblent au fil des pages, un sentiment de toucher l'absolu de l'amour, bref, un bouquin qui secoue, des vous laisse pantelant, tremblant, totalement à bout de souffle. Cet amour-là, ces mots-là, cette histoire-là, c'est du sublime mêlé à une tragédie dont on connaît la fin dès les premiers mots. Cette femme qui a aimé et en est morte, n'est pas morte de n'avoir pas été aimée, puisqu'elle l'a été, comme elle l'écrit elle-même, plusieurs fois, par plusieurs hommes, mais ce qui lui manquera tout au long de sa vie, c'est l'absence de reconnaissance, de regard. Il ne l'a jamais reconnue, jamais vue vraiment, car cet homme ne voyait rien, ne sentait rien, malgré son appétit de femmes, de jouissances, d'absolu, il n'a jamais vu ce qui se passait à quelques mètres de lui, parfois moins. C'est ce constat qui peine, qui retourne, ces fleurs qu'on reçoit sans se poser de questions, et qu'on ne recevra plus jamais, ce sentiment de gâchis quand on se rend compte qu'il est trop tard. Mais c'est en même temps ce qui fait la beauté de ce texte : son pessimisme. Car je ne crois pas en l'amour heureux, pour moi, seul l'amour impossible, interdit est sublime, et celui-ci mérite amplement ce titre. A lire, à offrir, à diffuser... Un auteur que je ne connaissais pas, et je l'avoue désormais avec honte, et je vais m'empresser ( dès que j'ai quelques minutes...), d'acheter d'autres de ses textes, parce que je crois qu'il me sera impossible de ne pas m'y replonger !

Par lili
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 16:23

000352193 Mais de quoi est-il donc question ? Impossible de résumer un tel roman, ça part dans tous les sens. Mais pour faire court, je dirais que c'est une histoire d'amour, totalement déjantée, et que c'est sans doute ce qui en fait le charme. L'héroïne n'est pas 'un peu secouée", elle est complètement givrée, et le narrateur va l'apprendre à ses dépens.
 

 

Mon avis : Mon goût, mon admiration, mon adoration pour Philippe Jaenada ne devraient surprendre aucun des lecteurs réguliers de ce blog ou de toute personne qui me connaît (en vrai, les pauvres ! ). C'est donc avec un appétit féroce que je me suis plongée dans ce qui était le seul Jaenada que je n'avais pas encore lu, et c'est avec regret que je l'ai fermé, parce qu'il va désormais me falloir entendre que monsieur l'auteur veuille bien sortir un nouvel opus. Pour en revenir à ce titre, si je l'ai trouvé un peu différent des autres, avec une histoire davantage basée sur le sexe, et des descriptions parfois cliniques des actes des personnages, j'ai été tout aussi séduite que d'habitude. Son texte m'a souvent fait penser à un Art d'aimer trash. Le talent de Jaenada tient tant à l'absurdité des situations dans lesquelles ses héros loufoques, bizarres, surprenants ( rayez la mention inutile), qu'à l'amour qu'il porte à ces mêmes personnages, et qui transpire à chaque ligne, mais aussi et surtout à sa plume absolument délicieuse. Cet homme-là peut écrire n'importe quelle histoire, il embarque son lecteur, le fauche en plein vol et le laisse haletant et sonné, dès que la dernière page est tournée. Quelques scènes m'ont arraché des larmes de rire, moins fréquentes que dans Plage de Manacorra, mais assez violentes tout de même : la scène totalement incroyable au cours de laquelle Titus, le héros ( oui, Titus, pour aller avec la femelle du hamster de sa soeur,( lisez-le vous comprendrez)) file chercher au milieu de la nuit des carottes pour nourrir deux lapins qui semblent le poursuivre.

Et ces fameux lapins m'ont moi aussi obsédée, d'ailleurs, j'en ai vu dès que j'ai allumé mon ordi le lendemain, sur le profil FB d'une amie... Comme quoi...

Merci encore à Philippe Jaenada d'être aussi secoué que talentueux, et vivement le prochain livre... Au boulot !

Par lili
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 18:44

Mais je vous avais prévenus, cette année, je ne publierai pas autant de billets qu'auparavant, je suis dans l'impossibilité de nourrir ce blog autant que par le passé. Je me contenterai donc de ne publier que le nécessaire ( bon ou mauvais). D'ailleurs, j'en profite pour donner, avec un retard assez honteux, les résultats du petit concours que j'ai lancé en début d'année :

la gagnante est Kali !

J'attends donc son adresse pour lui envoyer sa petite surprise !

Et sinon, à bientôt, malgré tout, avec au moins une lecture commune, ce mois-ci et éventuellement quelques autres billets, quand même !

 

Par lili
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 16:38

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De quoi ça parle ? Ne tournons pas autour du pot, ça parle de Q. En même temps, avec une telle première de couverture, gageons que peu d'entre vous s'attendaient à un traité d'agriculture ou de botanique... Mais je me dédouanerai très vite en mettant la faute sur la fameuse Stephie et son rendez-vous Qlturel du premier mardi de chaque mois, qui devient encore plus Qlte que le premier samedi de c"Anal" plus....

 

Trêve de jeux de mots ratés ( la faute au réveillon bien arrosé ), et oQpons-nous un peu de ce texte, gentiment prêté par Sylvie, qui m'a fourni nombre de livres récemment, pour peupler ces pages de blog, devenues un peu trop sanglantes en fin d'année 2011.

 

Alors, oui, Anaïs Nin, tout le monde ou presque connaît, et pas seulement ( je l'espère ) à cause de la chanson de Renaud et de son ex compagne, Romane Serda. Non, Anaïs Nin était la maîtresse d' Henry Miller, mais pas seulement ( comprenons par là, qu'elle eut beaucoup d'amants, mais que ce n'est pas son seul titre de gloire ).

 

Les petits oiseaux est la suite et fin de Venus Erotica, publié deux ans auparavant. Donc ce recueil de nouvelles érotiques est certes intéressant, quelques histoires sont savoureuses, et plaisantes, mais on est quand même loin de l'érotisme et de l'imagination du précédent opus. On apprécie certaines nouvelles, certaines situations, mais elles manquent parfois de sel et la traduction prive de la beauté du texte original. Hélas, oui, il est souvent question de "poser sa main sur un sexe gros de désir", bref, les formules ne sont pas très "appétissantes", reconnaissons-le.

En tout cas, si j'ai été gênée par le premier texte qui met en scène un homme qui apprécie un peu trop les très jeunes filles, j'ai apprécié Hilda et Rango qui parle du désir, de l'attente, de la patience, et qui réussit à émoustiller quelque peu le lecteur ( ou la lectrice ! ).

 

Bref, sans aller jusqu'à recommander ce texte mineur de l'oeuvre d'Anaïs Nin, cette lecture m'a donné envie de relire Venus Erotica, pour le mois prochain !

 

Merci à Stephie et à son rendez-vous mensuel !

MARDI+STEPHIE

Par lili
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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 12:16

  2012-19441

 

Le hasard fait qu'aujourd'hui, je publie mon 300° billet, en ce premier jour de l'année. Sacrifiant au rituel, je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2012. Après tout, si vous venez ici, plus ou moins régulièrement, c'est que vous êtes des gens sympathiques, ouverts, doués d'un certain sens de l'humour et surtout bienveillants, puisque vous me pardonnez ( je l'espère ) :

- mes lubies ( nombreuses ),

- mes coquilles ( nombreuses aussi, oubliant parfois de me relire, ce n'est pas bien, je sais ),

- et tant d'autres choses qui m'empêchent d'entrer dans le classement wikio !

 

Sinon, voici ce qui vous attend sur ce blog pour 2012 :

- des résumés perso ( plus de "présentation de l'éditeur", ni d'"extrait de la quatrième de couverture" ), je vais fournir cet effort...

- des concours mensuels pour gagner un livre de mon choix.

- moins d'articles, parce que cette année s'annonce encore plus chargée que la précédente... mais

- plus d'articles ou de billets sur les livres que je n'ai pas aimés ( j'avoue que j'ai rarement écrit sur ce qui m'avait déplu, passant sous silence mes déceptions, à quelques exceptions près )

 

Voilà... pour ce 300° billet, premier de l'année... Ah non, j'allais oublier le principal : je tirerai au sort une personne qui aura laissé un commentaire sur ce billet, samedi 7 janvier. Cette personne recevra une petite surprise en lien avec ce blog, of course.

 

 

Par lili
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