Mon âme au diable, de J-P GATTEGNO

Publié le par lili

ame Présentation de l'éditeur :

Six mois ont passé depuis la rentrée et Théodore Simonsky, obscur professeur vacataire, n’a encore effectué aucun remplacement ni perçu le moindre salaire. Sa situation est devenue si critique qu’il est prêt à accepter n’importe quelle mission. Or, voilà que Thomas Guérini, un haut fonctionnaire du ministère de l’Éducation nationale, lui propose un poste au collège Verdi dans le XIXe arrondissement. Le climat délétère de ce collège, les exactions des élèves, leurs turpitudes et leur agressivité ont transformé cet endroit en véritable cauchemar. Les malheureux professeurs.
Thomas Guérini n’y envoie pourtant pas Théodore Simonsky pour enseigner quoi que ce soit : il lui demande d’assassiner la principale...

Conduit à la manière d'un thriller, ce roman dresse avec humour le portrait du premier professeur tueur à gages rémunéré par le Trésor public et, à travers lui, celui d'une société toujours plus corrompue.

 

Mon avis : Merci à Stephie ( ! ) de m'avoir fait découvrir ce roman, car j'avais été interpelée par son billet ainsi que par le thème du livre... Bon, c'est assez difficile de porter un regard sur ce roman, car il est très inégal : j'ai apprécié les exagérations, le second degré, le portrait si incroyable de l'univers de l'Education Nationale, le collège transformé en zone de non droit, où les élèves sont une cinquantaine par cours, mais lorsqu'on retranche les absents, il n'en reste que deux ou trois... Tout est tellement énorme dans ce roman qu'il faut bien en rire, même si c'est souvent maladroit... On n'y croit évidemment pas une seule seconde, c'est pour moi un roman à ranger dans la catégorie science fiction humoristique, bien que l'auteur ne semble pas avoir réussi à trancher entre les genres : il s'essaie au thriller, au comique, à la peinture de société, à la science fiction, etc. En lisant la quatrième de couverture, j'ai remarqué que J-P Gattégno était l'auteur du roman Mortel transfert qui avait été porté à l'écran par Beineix, j'avais beaucoup aimé ce film... Je me dis que ce roman pourrait donner lieu à un film à condition que le scénario soit bien retravaillé, et qu'il décide enfin d'une voie, d'un genre...Bref, ce n'est pas une déception énorme, mais ce n'est pas non plus un roman que je conserverai dans ma bibliothèque à une place d'honneur.

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Jean-Pierre Gattégno 27/09/2010 13:13


Merci de votre réponse. Plus qu'une intrigue policière mon roman se voulait surtout un état des lieux : école en pleine dérive, où l'on demande aux professeurs de faire semblant d''enseigner
("Étudier pour savoir plus", annonce la devise du collège dans une société où l'on fait croire qu'en travaillant plus, on gagnera plus), où tout est gangrené par la cupidité et l'enrichissement, où
la technologie tient lieu de culture, où la sécurité (fouilles au corps, caméra vidéo, portails électroniques, etc.) est de plus en plus à l'ordre du jour, à cela s'ajoute le monde extérieur que
l'on est incapable d'empêcher d'entrer dans l'école, je l'ai fait entrer sous forme de bacchanales nocturnes. On a le droit de ne pas être convaincu et de trouver ce tableau outré, même si la
presse se fait souvent l'écho de faits divers désastreux. On peut aussi - c'est le cas de certaines critiques - ne rien avoir vu de tout cela. Mais c'est ainsi.
Je suis content que vous ayez apprécié le film de Beineix, moi aussi, je l'ai beaucoup aimé. Vous me demandiez s'il était proche du roman, globalement oui, mais avec la griffe particulière de
Beineix. Ce qui n'a pas empêché que, lui aussi, autant que "Mon âme au diable", a été l'objet de critiques aussi violentes que mal intentionnées (et pas toujours honnêtes). Il y a une sacrée
responsabilité des critiques dans leur travail : si on n'a pas aimé une œuvre comment en parler sans lui nuire ?
Peut-être pourrait-on réunir critiques, lecteurs, auteurs dans un débat autour de cette question ?
Bien amicalement.


Jean-Pierre Gattégno 25/09/2010 12:33


Je suis l'auteur de ce roman et je viens de lire le commentaire que vous en avez fait. Je suis désolé et attristé que ce roman ne vous ait pas davantage convaincue, j'avais pourtant fait de mon
mieux. Mais c'"est ainsi, quand on prend le risque d'écrire, il faut s'attendre à tout. Au meilleur comme au pire. J'ai eu le meilleur (de très bonnes critiques, heureusement !), mais aussi le
pire. Le pire, c'était sur le blog de (peut-être) votre amie Stéphanie 76. Ses propos relevaient d'un désir évident de tuer le livre, de lui mettre la tête sous l'eau, sans lui laisser la moindre
possibilité de respirer. Selon elle : tout, mais absolument tout, y était mauvais. Un véritable appel au meurtre, je n'exagère pas, il suffit de lire les réactions qui ont suivi de la part de gens
(des critiques ?) qui n'avaient même pas lu le livre (et s'en félicitaient) pour avoir l'impression d'assister à un pogrom ou à un autodafé. On s'en donnait à cœur joie pour pour cracher sur ce
roman, pour le mettre en pièces. C'est pourquoi, même si mon livre ne vous a pas convaincue, je voudrais vous remercier pour le ton mesuré et respectueux avec lequel vous en avez parlé. J'y ai été
particulièrement sensible, parce que je me suis senti moi-même respecté. La chose semble assez rare pour être saluée. Il y a des livres que l'on apprécie et d'autres que l'on apprécie pas, c'est
ainsi, mais aucun ne mérite d'être piétiné aussi méchamment, comme certains l'ont fait avec le mien.
J'espère avoir plus de succès auprès de vous avec mon prochain roman. Et attendant, soyez assurée de toute mon estime.


lili 27/09/2010 06:09



Monsieur Gattégno, je suis surprise et touchée de lire votre commentaire sur mon blog. Effectivement, votre livre m'a laissé un goût d'inchavé car je me suis souvent demandée si vous jouiiez sur
le second degré ou un autre degré encore plus lointain, car si certaines situations loufoques : le nombre d'élèves, leur comportement, etc. m'ont amusée, je n'ai pas pu m'empêcher de me demander
si vous n'y mettiez pas un fond de vérité, qui me semblait très éloigné de ce que nous vivons sur le terrain. Quant à l'avis de Stephie, je ne pense pas que son but était de nuire, ce n'était que
son avis sans porte de derrière. En tout cas, si elle avait écrit un billet plus doux, j'aurais sans doute passé mon chemin, mais son avis m'a donné envie de lire le roman. Donc je me dis que le
pire est bien l'indifférence.


Cordialement, et au plaisir de vous lire ( au fait, j'avais adoré Mortel Transfert, le film, mais connaissant Beineix, il a dû être assez proche de votre roman, non ?)



zorane 05/09/2010 17:39


ça me semble "fouilli" comme roman, je passe


lili 06/09/2010 06:29



Oui tout à fait, surtout au niveau des genres qui se mélangent allégrement !



Stephie 04/09/2010 20:55


Néanmoins, je te trouve plus gentille que moi dans ton commentaire. Bises miss


lili 05/09/2010 09:36



Disons qu'étant prévenue, je ne m'attendais pas à un chef d'oeuvre, mais à un ovni ! Donc point de déception, plus de l'amusement ! encore merci Stephie !



Irrégulière 04/09/2010 15:03


Spontanément, le résumé m'attire, mais déjà Stephie avait miné mon enthousiasme. Donc je passe...


lili 05/09/2010 09:37



Le résume induit pas mal en erreur, on s'attend à autre chose que ce qu'il contient, je dirais que la quatrième de couverture est quelque peu mensongère.