Vacances anglaises, de Joseph CONNOLLY

Publié le par lili

vacances-anglaises.jpgExtrait de la quatrième de couverture :
Elizabeth s'est décidée pour des vacances balnéaires sur la côte anglaise, à l'ancienne (cinq étoiles, naturellement), vacances que son agent immobilier de mari, Howard, qui n'est nullement dans la gêne, lui offre volontiers - c'est essentiellement son rôle. Pour sa part, il préfère rester à Londres avec l'objet de ses désirs, Zouzou. Leur voisine Dotty, qui envie à en mourir le niveau de vie d'Elizabeth (sans parler de toutes ses nouvelles affaires d'été), voudrait prendre les mêmes vacances exactement. Mais son mari qui, lui, se débat dans une gêne poignante, lui impose une alternative effroyable, tandis que leur fils de quinze ans, Colin, se languit d'une fille - n'importe quelle fille. Melody, jeune mère célibataire, les accompagne avec Dawn, un amour de bébé qui passe son temps à hurler jusqu'à l'apoplexie. Sur les côtes étincelantes d'Angleterre, on rencontre forcément la très séduisante Lulu, mais également son mari John, fou de jalousie - à moins qu'il ne soit tout simplement fou. Sans parler de Miles McInerney, un séducteur professionnel doublé d'un salaud non moins professionnel : coucher, voilà son but unique. Pendant ce temps-là, la fille de Howard, Katie, passe un week-end torride à Chicago avec Norman. Comment tout cela va-t-il se terminer ? Périple loufoque aux confins ultimes de la concupiscence, du snobisme et de l'adultère, Vacances anglaises est la dernière comédie de moeurs d'un des auteurs les plus drôles de Grande-Bretagne.
Mon avis : un roman irrésistible ! J'ai été littéralement séduite par ce roman, fort bien écrit, drôle, intelligent, mordant, cynique... De plus, même si ce n'est pas la quantité qui prime, j'ajouterais que le côté pavé était ici, tout sauf rebutant, j'en aurais encore avalé des centaines de pages. Connolly réussit dans ce vaste roman et sous le prétexte de raconter des vacances, à tisser un portrait fort bien vu de la société. Toutes les couches sont visées : de la snob prétentieuse au prolo qui se ruine et vole pour accéder aux désirs de sa dulcinée qui n'est autre que la fille de son patron... Les relations humaines y sont décrites avec une rare justesse et Connolly tire à vue sur nos travers, car oui, c'est bien de nous aussi dont il s'agit, de nos mesquineries, de nos lâchetés, quotidiennes ou éphémères, bref, j'ai souri, j'ai ri, je ne suis pas allée jusqu'à pleurer, mais certaines situations étaient si embarassantes, que la gêne s'est fait ressentir !
En conclusion, je dirais que c'est un roman tout à fait jouissif !

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Marie L 09/12/2009 20:42


Génial! J'adore tout ce que tu dis! Signe que ça devrait me plaire aussi... Je note et renote! (Mais si c'est un pavé, ça attendra des vacances...)