Les charmes discrets de la vie conjugale, de Douglas KENNEDY

Publié le par lili

charmes Extrait de la quatrième de couverture : Le destin d'une femme à travers les mutations de son temps, les mystères de l'union conjugale, l'électrique confrontation entre aspirations progressistes et valeurs conservatrices... Et l'exceptionnel talent de Douglas Kennedy. Pour ses intellectuels de parents, Hannah Buchan est une vraie déception. A vingt ans, au lieu de grimper sur les barricades et de se fondre dans l'ébullition sociale des années soixante-dix, elle n'a d'autre ambition que d'épouser son petit ami médecin et de fonder une famille. Installée dans une petite ville du Maine, Hannah goûte aux charmes très, très discrets de la vie conjugale. C'est alors que le hasard lui offre l'occasion de sortir du morne train-train de son quotidien : malgré elle, Hannah va se rendre complice d'un grave délit. Trente ans plus tard survient le 11 septembre, et avec lui le temps du doute, de la remise en question, de la suspicion. Le passé de Hannah va resurgir inopinément. Et du jour au lendemain son petit monde soigneusement protégé va s'écrouler...

Mon avis : Encore un coup de coeur ! Ce roman est un petit bijou posé sur la frontière entre fiction et essai socio-psychologique saupoudré d'un zeste de politique, sans jamais verser dans l'excès. Si les premières pages, et les premiers chapitres sont un peu longs, à l'inverse des bouleversement internes de Hannah, une héroïne pour laquelle on se prend vite d'amitié, la deuxième partie du roman, pourtant consacrée  aux "charmes discrets" d'une vie familiale somme toute commune, devient palpitante ! Très vite, le roman se fait thriller familial : la famille contient en son sein l'assassin du libre arbitre et illustre parfaitement l'adage : "on n'est jamais trahi que par les siens". Hannah, perçue comme coincée par ses babas de parents, se trouve à 50 ans, confrontée à la vie sentimentale un peu confuse de sa fille et s'en veut. Elle se trouve jugée par son pyscho-rigide, catho, réactionnaire, libéral ( n'en jetons plus ! ) de fils ; son mari n'est peut-être pas l'être aussi stable et parfait qu'elle pensait et son père, contre lequel, elle s'est souvent placée, devient un allié aussi surprenant que solide. Ainsi, on peut se demander si la thèse de Douglas Kennedy ne serait pas qu'on ne peut jamais totalement gagner contre sa famille et les liens qu'elle tisse parfois à notre insu. Ce roman a aussi des accents politiques et polémiques sur l'hypocrisie des relations humaines ; on reproche souvent aux gens de s'abandonner aux travers qu'on peine à se cacher à soi-même. Kennedy porte un regard acéré sur les militants socialistes qui défendent à corps et à cris la liberté individuelle et fustigent les carcans réactionnaires ; ce sont pourtant ces "gauchistes" selon lui qui jetteront la première pierre à la pauvre Hannah qui va assister sans pouvoir réagir à l'entreprise de démolition familiale dont elle sera la victime expiatoire... Mais victime jusqu'à quel point ? Lisez ce roman pour le savoir !

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gogo 25/03/2010 11:41


ça a tout l'air d'un monstrueux pave


lili 26/03/2010 20:33


que 550 pages, t'exagères !


Véro 24/03/2010 19:25


Mon avis est beaucoup moins enthousiaste que le tien. Je te mets le lien si tu as un moment :
http://1000-et-1.over-blog.com/article-les-charmes-discrets-de-la-vie-conjugale-de-douglas-kennedy-44628207.html


Véro 24/03/2010 19:23


Mon avis est beaucoup moins enthousiaste que le tien. Je te mets le lien si tu as un moment :
http://1000-et-1.over-blog.com/article-les-charmes-discrets-de-la-vie-conjugale-de-douglas-kennedy-44628207.html


lili 24/03/2010 19:38


je viens de lire ton article, que j'ai commenté à mon tour. C'est intéressant de lire des avis divergents, j'aime bien cette confrontation des points de vue !