Le fouet, de Martine ROFFINELLA

Publié le par lili

9782757812044 image-copie-1 Extrait de la quatrième de couverture : - Que fais-tu avec ce fouet ? me demande Jacqueline en rentrant de son travail. - Rien. J'ai trouvé drôle de l'acheter. La dame de la boutique n'en revenait pas. - Mais il ne te servira à rien... Nous n'avons même pas de chien à la maison. - Pas encore, dis-je simplement. Celle qui dit " Je " ne tourne pas autour des mots . " J'ai longtemps accepté sur mon corps ce que je rêvais d'infliger aux autres. Des coups. Des punitions méritées. " Un fouet dans sa main va l'aider à inverser en elle le courant du désir, à vivre le sexe autrement que comme une humiliation consentie. Elle écume les quartiers chauds de Paris, puis les quartiers chics - où les dames du meilleur monde, surprises à l'heure du thé, cèdent sous la menace à ses caprices. Perversité, diront les âmes sages. Peut-être, mais c'est qu'aussi la vie - et le monde - ont été conçus par un Dieu pervers... même si nous prétendons l'inverse pour tenter de nous rassurer à bon compte. Une perversité en tout cas qui refuse le mensonge. Et qui ne va pas sans style.

 

Mon avis :  Parce que c'est mardi, et que grâce à Stéphie, le mardi, c'est permis... Ce court texte vous secouera c'est certain, même s'il ne rentre pas parfaitement dans la catégorie des lectures coquines, il reste néanmoins un texte érotique, violent... Martine Roffinella s'est fait connaître, toute jeune auteur(e) avec le magnifique Elle, où une jeune lycéenne racontait, sans détour, sa passion violente pour se charismatique prof de français. Peu voire pas de tabou dans l'écriture de Martine Roffinella, ça claque sec, comme un coup de fouet, c'est violent, érotique parfois, trouble et troublant toujours, et écrit avec une maestria sans comparaison possible dans le domaine de la littérature française. Il m'a été donné de lire ce roman, par hasard, car j'avais prêté Elle  à une amie, qui me demandait si c'était un auteur que j'affectionnais. Je n'ai pas su quoi lui répondre à ce moment-là, prenant conscience que je ne connaissais qu'Elle. J'ai donc commandé deux autres ouvrages de cette auteure, que je redécouvre, au double de l'âge que j'avais à l'époque, et c'est un plaisir coupable, malsain, certes, violent, mais j'aime ces atmosphères, ces vies de gens qui souffrent derrière les apparences. De plus, j'ai eu un véritable coup de coeur pour l'image en première de couverture, à la fois sensuelle, et troublante, le regard entre le vide et nous...

 

MARDI+STEPHIE

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P
<br /> Pas trop mon genre. Je ne m'attarde pas.<br /> Bonne nuit.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Ah, mais c'est comme ça tous les premiers mardis du mois !<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> hihi!! d'acc'!!!<br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> je te le réserve dès que je le récupère !<br /> <br /> <br /> <br />
N
<br /> Ton billet donne drôlement envie !!<br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> je le fais tourner dès que je le récupère si tu veux !<br /> <br /> <br /> <br />
H
<br /> eh bien ! peut-être sue c'est la suite du roman de barbara cartland que j'ai chroniqué non ?<br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> le ton y est différent, mais il faudra que je lise celui que tu as chroniqué alors !<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> la manière dont tu en parles éveille mon intérêt!<br /> et c'est vrai que la photo de la couv' est très jolie :)<br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> ha ha... je te l'enverrai à l'occas d'un prochain mardi coquin chez Stephie, pour le moment, il est déjà réservé.<br /> <br /> <br /> <br />