La route, de Cormac MAC CARTHY

Publié le par lili

laroute Extrait de la quatrième de couverture : L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l'extrême. Prix Pulitzer 2007, La Route s'est vendu à plus de deux millions d'exemplaires aux États-Unis.

 

Mon avis : bon, il m'aura fallu quelques longues heures de digestion pour me décider à poster ce billet, et je ne suis pas encore convaincue d'avoir bien analysé les sentiments extrêmes que ce roman m'a procurés. Tout d'abord, je me dis que je ne regrette pas d'avoir enfin lu ce fameux roman dont j'entends parler depuis longtemps, j'avais voulu le lire puis j'avais reculé ; quand le film est sorti, je me suis dit qu'il fallait absolument que je le fasse jusqu'à ce que je vois la bande annonce qui m'a vraiment refroidie. Là, je l'avais dans ma PAL depuis quelques semaines et j'ai sauté le pas. Je n'ai encore jamais lu un livre en état de crispation totale comme ça m'est arrivé avec La route. C'est dur, c'est fort, c'est violent, c'est angoissant mais c'est vraiment un bon roman. Le style est épuré, il y a peu de choses qui se passent, la narration se calque sur le chemin de ces deux personnages dans un monde détruit ( pas une explication sur les raisons de cette catastrophe ), enfin plutôt que deux personnages, je dirais qu'il y en a trois, car le revolver est si présent qu'il représente un personnage à part entière, une sorte d'échappatoire à cet enfer, aussi étrange que celà puisse paraître, le revolver du père m'apparaît comme le seul espoir de ce roman. Les scènes qui me faisaient peur ( cannibalisme et autres joyeusetés ) sont très pudiquement évoquées, mais ce qui les rend encore plus incroyablement intenses et atroces car notre esprit se met à galoper, à imaginer ces gens sous une trappe, garde manger humain, bref, c'est saisissant d'horreur car ça paraît possible ou du moins plausible ! Je ne parlerai pas de la fin, car je ne souhaite rien dévoiler, mais je suis encore en train de me demander si c'est une fin optimiste, ou si c'est encore plus cruel ?

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zorane 31/05/2010 20:52


j'hésite encore à le lire


lili 02/06/2010 06:04



faut s'accrocher effectivement, mais ça vaut le coup ( je n'aime pas trop cette expression, mais je ne trouve pas mieux pour le moment ! )



pimprenelle 31/05/2010 20:31


Ce livre a eu de nombreux commentaires enthousiastes sur la blogosphère, mais malgré cela, il ne me fait toujours pas envie...


lili 02/06/2010 06:05



j'ai eu beaucoup de mal à me décider aussi, puis sur un coup de tête, je l'ai pris et ne l'ai plus lâché, même si c'était une expérience éprouvante.



Margotte 30/05/2010 21:38


Voilà un roman dont je garde un souvenir de lecture intense !


lili 31/05/2010 05:55



c'est le moins qu'on puisse dire !



L'Ogresse 30/05/2010 21:26


Un chef d'oeuvre difficile a resumer (tes impressions sont dans l'ensemble les miennes). On adore ou on deteste.


lili 31/05/2010 05:55



c'est vrai, je te rejoins totalement !



lasardine (la ronde des post-it) 30/05/2010 17:08


j'avais adoré!


lili 31/05/2010 05:57



Je pense que je vais l'aimer de plus en plus, comme le bon vin !