La mort des neiges, de Brigitte AUBERT

Publié le par lili

519aA91X8qL. SL500 AA300Présentation de l'éditeur : Après avoir résolu l'énigme des meurtres d'enfants à Boissy-les-colombes et vendu son histoire dont on a fait un livre intitulé La mort des Bois, Elise Andrioli, qui a subi une nouvelle opération, décide d'aller se reposer à la neige. Elle s'apprête à partir lorsque Brigitte Aubert lui transmet un courrier dans lequel un certain D. Vore déclare que, certes, Elise est un ange, mais que justement, dès qu'il voit un ange, il sent tous ses démons se réveiller et que le plus impérieux de tous, Désir, saura le mener à elle. Vaguement inquiète, Elise rejoint la station de castaing, où Francine Atchouel, la directrice d'un centre de loisirs pour handicapés, l'invite à parler de ses exploits : l'exemple d'Elise devrait aider ses pensionnaires à mieux supporter leur difficile existence. Elise accepte. Elle apprend alors qu'un meurtre horrible vient de se produire dans les environs et - coïncidence ? - est abordée par un inconnu qui lui remet un bien étrange cadeau.

 

Mon avis : Il y a quelques jours de cela, je vous parlais de La mort des bois, de Brigitte Aubert, livre que j'avais beaucoup apprécié. En toute logique, j'ai eu envie de lire la suite.... Donc Elise a échappé au premier chapelet de meurtres, dans le précédent opus. Ici, elle se retrouve, par hasard ( ou pas ?) dans un centre de loisirs pour handicapés, et très vite, les meurtres se succèdent : pendaisons, décapitations, etc. Elise a peur, on la comprend, mais le pire pour elle, c'est l'incommunicabilité : en effet, comment discuter quand on ne peut qu'écrire et que la seule patiente du centre avec laquelle elle "s'entend" est aveugle ? De plus, très vite, on comprend que le handicap n'est pas forcément où on le croit, et que les gens sains d'esprit en apparence, peuvent s'avérer plus dangereux encore que ceux qui sont mentalement diminués. On hésite, quand on comprend que le piège se referme littéralement sur Elise, dans le centre, on se demande si l'auteur ne nous prendrait pas pour des c***, avec tant de hasards et de coïncidences, puis, on se rend compte, qu'on est au-delà de tout ce qu'on a pu connaître avant, que les codes du polar sont quelque peu bouleversés. Ca fonctionne pour certains lecteurs, dont je fais partie, mais il n'est pas certain que la majorité goûte à ce style de bouleversement narratif. Brigitte Aubert est un très bon auteur de polar, et s'amuse avec les codes, tentant l'ironie, la mise à distance, voire la parodie du genre. On aime ou on n'aime pas, mais c'est original, de toute façon !

Commenter cet article

Emily 12/08/2011 10:43


J'avais préféré et de loin le premier tome. Celui-ci ne m'a pas fait grande impression


lili 13/08/2011 18:33



j'ai souvent hésité entre l'amusement, le plaisir et parfois le scepticisme !



Noukette 03/08/2011 14:11


Encore un polar ici ? Comme c'est étonnant ! Effectivement, ça a l'air original !


lili 04/08/2011 10:36



n'est-ce pas ?