La fugue, de Valérie SIGWARD

Publié le par lili

fugue Extrait de la quatrième de couverture : " Dans sa chambre, il y avait une étagère spéciale où il rangeait ses robots. Un jour, il me les a tous donnés. Sur les murs, il y avait des posters de Jim Morrison et un de Lara Croft. Il écoutait les Doors, Louise Attaque, Nirvana, et the Wall des Pink Floyd qu'il avait piqué aux parents, il le mettait à fond en faisant ses devoirs. Quand on lui demandait si ça allait, il répondait toujours " très bien ", ce qu'il avait fait de sa journée, il répondait " des trucs ", et i ça marchait à l'école " ouais ". Il ne piquait jamais dans les magasins alors que, pendant un moment, il était copain avec un mec qui n'arrêtait pas. Le dimanche, on allait manger chez mamie et c'était clair que c'était son préféré car elle lui caressait les cheveux tout le temps et qu'il se laissait faire. Avant de sortit avec Marie, il est sorti avec une fille qui s'appelait Annabelle et une autre Sophie. Personne ne comprend pourquoi il s'est jeté d'un pont."

 

Mon avis : Un petit coup de coeur. Petit, parce que le roman est court, à peine une centaine de pages, écrit dans un style très agréable, pas de jeunisme ( habitude détestable de nombreux auteurs actuels ), ni de néologismes ou de syntaxe hasardeuse censée mimer le langage adolescent. Valérie Sigward nous présente le point de vue de ceux qui restent, ceux qui souffrent après le suicide d'un proche, ceux qui ne comprennent pas, qui cherchent des réponses, qui luttent contre la colère. C'est réaliste, mais pas larmoyant, ni agressif, on suit Théo, le petit frère, qui va chercher des réponses dans une fugue... dont je ne dirai rien, pour ne pas dévoiler trop de choses. Ce roman réussit le tour de force d'être pudique et percutant, il parle de l'absence, l'absence qui prend toute la place quand celui ou celle qu'on aime est parti, et de l'incompréhension face à ce choix qui exclut ceux qui restent , qui leur fait comprendre qu'ils ont failli. Il m'a aussi fait penser aux roman d'Olivier Adam, notamment le magnifique Je vais bien, ne t'en fais pas.

 Une phrase m'a beaucoup touchée, car elle exprime ce que j'ai pu ressentir, à un moment de ma vie : "Je ne sais pas s'il faut en vouloir aux gens qui décident de mourir, parce que quand même, c'est leur dernière solution et personne n'a envie de ne plus avoir le choix."

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pimprenelle 17/05/2010 08:56


Je ne connaissais pas mais ton article me donne très envie de découvrir ce livre!


lili 18/05/2010 06:01



Merci, apparemment cet auteur écrit beaucoup sur la jeunesse, mais je ne sais pas si elle publie aussi pour ce public, mais elle me fait beaucoup penser à Olivier Adam.



Neph 16/05/2010 19:18


Ca a l'air touchant, je pense qu'il me plairait...


lili 16/05/2010 21:47



touchant, tendre et drôle, ça fait trois bonnes raisons de le lire !



L'Ogresse 16/05/2010 14:27


mmm, interessant, je le note !


lili 16/05/2010 21:49



merci



Liyah 16/05/2010 13:16


Il m'intéresse bien celui-la ! Je note !


lili 16/05/2010 21:49



et il est très rapide et agréable à lire !



moi 15/05/2010 22:22


tu pourrais me le preter pour lundi....


lili 16/05/2010 09:27



évidemment !