La femme et l'ours, de Philippe JAENADA

Publié le par lili

Présentation de l'éditeur : Jadis, Bix Sabaniego ne se couchait jamais avant l'aube. On parle d'un temps où il n'était pas marié et père de famille. C'est un révolté placide, un enragé doux qui se rêve en tigre (ou en ours). Et puis, un jour, une dispute conjugale, et le voilà parti, sac écossais sur l'épaule, dans une errance fortement alcoolisé, un bad trip aux couleurs de tous les bars du canal Saint-Martin, puis par cercles concentriques, le Lutetia, le Lubéron, et enfin un banc à Monaco. Splendeur, décadence et résurrection d'un Don Quichotte dont les moulins à vent seraient autant de brunes à fortes poitrines et à cervelles réduites. Sur le chemin qui le mène en enfer, on croise toute une humanité fracassée, des compagnons de beuverie, gueules cassées et amnésiques, une fille-fantasme, un ours kidnappeur, un champion de poker qui perd sa vie par insouciance, et même un couple échangiste en bonne santé...
La touche Jaenada, c'est la drôlerie et le désespoir, la chute sans fin et la lumière, là-bas, au bout du tunnel. C'est un romancier moderne et rock : un menteur qui dit la vérité.
Les lecteurs de ce blog connaissent déjà ma monomanie, en voici encore une illustration, avec La femme et l'ours  que j'ai tenté de vous faire gagner il y a quelques jours pour l'anniversaire ce blog. Donc, il est aujourd'hui plus que temps de vous livrer mon opinion sur La femme et l'ours ( je ne m'en lasse pas ! ). Quel drôle de titre, n'est-ce pas ? Philippe Jaenada affectionne les titres surprenants, farfelus, voire absurdes, mais ils ne sont que la mise en bouche, le prélude à des textes vraiment délirants, et hors de toute comparaison.
Certains de ses romans ont déjà connu la consécration d'un prix littéraire, comme ce fut le cas pour Le chameau sauvage qui obtint le prix de Flore, il y a une quinzaine d'années. Si vous ne connaissez pas encore cet auteur au style inimitable ( ne serait-ce que pour son amour quasi fétichiste des parenthèses ), n'hésitez plus et plongez dans ce roman, sans toutefois oublier quelques précautions de base. En effet, sachez que les héros de Jaenada ne sont pas des gens comme vous et moi ( enfin j'espère pour vous ), ils sont pour le moins étonnants, voire déroutants et ne vivent que des aventures inimaginables, tombant sans cesse sous le coup de coïncidences dignes de conte de fées, mais dans une version trash. Quant à la trame narrative... Imaginez-vous sur un grand 8 manoeuvré par un forain alcoolique qui tente l'expérience d'une pilule d'extasy pour soigner sa dépression. Bref, on ne sort pas forcément indemne de ce roman ; c'est drôle, loufoque, absurde, mais aussi malin et jubilatoire. Impossible toutefois de vous livrer un extrait représentatif de cet auteur proprement irrésistible, qui ménage de nombreux clins d'oeil aux lecteurs, en évoquant l'excellent Plage de Manaccora, 16h30même si en cours de route, les personnages ont changé de noms ! 
Tiens, d'ailleurs, pendant que j'y pense, cet auteur si cher à mon coeur est passé la semaine dernière sur France Inter, dans l'émission Eclectik, dont voici le lien : ça ne dure pas tout à fait une heure, mais je vous assure que c'est savoureux, et je vous le recommande plus que chaudement !
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Commenter cet article

gridou 07/12/2011 11:40

Je viens de commencer: la plage de Manacorra. Qu'est ce que c'est drôle !!

lili 07/12/2011 12:44



Je l'ai chroniqué aussi, celui-ci ! j'ai hâte de lire ton avis !



L'Irrégulière 27/11/2011 14:17

Il faudra que je lise cet auteur, un jour, quand même...

lili 27/11/2011 18:14



Si tu veux le découvrir, je te recommande La plage de Manaccora, c'est le plus court, disons que pour commencer, ça peut être plus "facile".



EmiR 27/11/2011 11:04

J'ai hâte de le commencer ( j'ai d'autres lectures en cours pour un challenge, je dois donc attendre un peu) !
Ton billet me convainc encore plus !

lili 27/11/2011 18:14



Et moi de savoir ce que tu en auras pensé ! bises