La femme de hasard, de Jonathan COE

Publié le par lili

la femme de hasardExtrait de la quatrième de couverture : Maria, une jeune fille de milieu modeste, vit aux environs de Birmingham. Indifférente par choix, indécise par nature, elle trouve que l'on fait beaucoup de bruit pour peu de chose. Que valent les succès aux examens et les déclarations de Ronny qui l'aime désespérément, que penser des amis de classe avec leurs vacheries et leurs cancans... Seul le chat, un exemple d'indifférence satisfaite, lui donne à penser qu'une forme de bonheur est possible. Mais comment être heureux lorsque votre vie est une succession d'accidents, de hasards... Premier roman de Jonathan Coe, La Femme de hasard décrit une sinistre histoire, celle de Maria et ses désillusions.

Mon avis : Premier roman de Jonathan Coe, dans lequel déjà on perçoit la narration particulière, le style si particulier du romancier anglais qui réussit à nous faire entrer dans des quotidiens à la fois proches et lointains. On sent déjà aussi poindre son goût pour l'approche psychologique des personnages au travers de leurs rumeurs intimes et de leurs monologues intérieurs. Ici, l'héroïne, Maria aurait pu vivre une vie fabuleuse, d'après ce que le narrateur nous dit d'elle dans les premières pages, mais ce serait mal connaître ce romancier qui prend goût à faire plonger ses personnages dans des destins dans lesquels ils n'ont pas prise. Maria va subir les assauts répétés voire répétitifs d'un amoureux transi, de camarades de classe puis de camarades de chambrée pour le moins importuns, puis d'un mari pour le moins pervers, de collègues et de colocataires étranges. J'ai beaucoup aimé ce roman, même si ces assauts, ces attaques m'ont parfois paru factices, peu crédibles... En effet, certains épisodes de la vie de Maria n'auraient rien à envier aux infortunes de la Justine du divin marquis, hélas, car ces passages au cours desquelles l'héroïne assiste, stoïque à sa propre torture, me paraissent sonner faux. On peine à croire si facile l'acceptation d'un destin. Il n'empêche que le roman reste très agréable à lire, amusant même parfois avec le dialogue qu'instaure le narrateur avec le lecteur qu'il prend souvent à témoin de cette vie.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Anis 22/11/2011 21:56

J'ai bien aimé moi aussi cette quasi-démonstration car son récit a parfois la froideur d'un raisonnement sur ce que serait une vie entièrement livrée au hasard.

lili 23/11/2011 13:19



j'aime beaucoup ton analyse, que je partage !



Rafafa 11/02/2010 21:58


Aha! il est justement dans ma PAL!


lili 12/02/2010 18:11



Eh bien j'attends avec impatience ton avis !