L'homme qui n'y croyait pas, de Michel MANIERE

Publié le par lili

12696-medium Présentation de l'éditeur : Jean, le narrateur, vient de perdre sa mère. Agé d'une soixantaine d'années, il vit retiré aux Millets, une maison dans le Sud de la France où il a passé les derniers mois aux côtés de celle qu'il aimait par dessus tout. Cette disparition en ravive une autre, à plus d'un demi-siècle de distance : la mort de son jeune frère Adrien. Ce premier deuil aura jeté l'enfant que Jean était alors dans les bras de l'écriture : l'ombre de celui qui écrit, "l'homme qui n'y croyait pas", hantera désormais celui qui, malgré ces disparitions successives, continue de vivre. C’est sous cet angle qu’il va relire cette vie, y chercher un sens à sa vocation d’écrivain. Il entame alors la rédaction d'un livre, rythmée par les allées et venues de Madame Paul, l’ancienne aide à domicile de sa mère, et les visites de Louis, un médecin marié et père de famille qui est aussi l'amant de Jean. Ils se retrouveront ensuite chez Louis, à Paris, où Jean vient passer des examens médicaux. La tentative de suicide de Samuel, le fils de Louis, en pleine crise d'adolescence, va bousculer les rapports unissant les deux hommes, en même temps qu'elle va hâter la rencontre, plus profonde, du narrateur avec lui-même.

 

Mon avis : Au risque de céder à la facilité, je dirais que je n'ai pas apprécié ce roman, que je n'y ai pas cru. Non pas que le thème soit incroyable, mais son traitement est incroyablement pesant, et l'auteur, selon moi, n'a opéré aucune distanciation face à son sujet, si bien que le lecteur reste totalement en dehors de cette histoire. Il est toujours un peu difficile de porter un jugement négatif sur un ouvrage, qui plus est quand le thème est si fort et douloureux, mais il m'est hélas impossible d'en écrire du bien, dans la mesure où le poids de la souffrance qui y est racontée, le style qui m'a totalement exclue de la narration, ont contribué à me faire faire ce que je déteste par-dessus tout, et qui ne m'arrive, fort heureusement, que très rarement dans l'année : j'ai abandonné cette lecture. Je n'en suis pas fière, je ressens même une certaine gêne à l'égard de l'auteur, qui a certainement mis beaucoup de lui-même dans ce texte, mais au risque de ma répéter, je me suis sentie exclue, d'un bout à l'autre, et j'ai parfois eu l'impression de me trouver aux obsèques de quelqu'un que je ne connaissais pas : de voir de la souffrance sur les visages, en étant incapable de la ressentir.

 

RL2011b

 

8 / 14

( deuxième fournée en route ! )

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Noukette 05/10/2011 01:13


Dommage oui, ce roman n'était peut-être tout simplement pas pour toi...


lili 05/10/2011 14:03



je ne sais pas, il me faisait envie, le thème me plaisait, mais bon, c'est juste un rendez-vous manqué !



L'Irrégulière 04/10/2011 11:13


Le sujet semblait pourtant prometteur...


lili 05/10/2011 14:04



oui, je trouvais aussi, mais trop lourd, trop pesant.