Fringues, de Christine ORBAN

Publié le par lili

 esca

 

READ ME, I'M FASHION... Une idée originale d'une femme originale

L'irrégulière !

 

42754 2654270 Extrait de la quatrième de couverture : " Les hommes sont carnivores.
Ils aiment la chair ; il faut leur en donner. Mais pas trop. J'ai besoin d'étoffes étourdissantes, de lamé, de satin, de jupons juponnés, de bas résille et de talons bobines pour embobiner. " S'habiller, c'est se dévoiler. Après avoir lu Fringues, vous connaîtrez tout des autres. Et beaucoup de vous... 

 

Mon avis : Tout d'abord merci à l'Irrégulière de m'avoir permis de replonger dans ce roman que j'avais adoré à la première lecture. Je vous préviens, méfiez-vous des lieux communs quand vous ouvrirez ce livre : vous n'ouvrez pas le livre d'une fashionista sans cervelle, plus occupée à assortir ses robes avec ses escarpins qu'à réfléchir à ce qui est important. Non, Christine Orban est une femme féminine ( tant pis pouyr la redondance ), qui aime la mode, les vêtements, les accessoires, etc, auxquels elle voue un véritable amour si ce n'est un culte. Au fil des chapitres se dessine le portrait d'une femme en laquelle chacune d'entre nous peut se reconnaître et qui porte un regard très intéressant sur ces fringues, oui "ces" fringues, car elle ne parle pas que de sa garde robe, elle montre ce que nos vêtements disent de nous, ce qu'ils taisent, et révèlent un des grands mystères féminins : pourquoi devant une garde robe apparemment chargée d'étoffes de toutes couleurs, de matières  douces, chaudes, légères etc. les femmes sortent si souvent cette phrase qui laisse pantois de nombreux hommes : le fameux "je n'ai rien à me mettre", et oui, monsieur, cette robe qui nous allait si bien la semaine passée a brusquement perdu tout droit de cité dans nos penderies, ce jean qu'on garde depuis nos vingt ans, avec le secret espoir qu'un jour, nos formes s'y conformeront à nouveau, en hommage à cet âge d'or si improbable auquel on était belle quoi qu'on portait ou ne portait pas d'ailleurs ( ! ). Oui, la mode est une langue à part, difficile à comprendre pour les néophytes, l'amour des couleurs, des étoffes, des coupes n'est pas si futile qu'il y paraît. Convaincu(e) ? Lisez Fringues, vous adorerez... Pas convaincu(e) ? Lisez Fringues, vous comprendrez !


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Loun 02/01/2011 11:37


De Christine Orban, et pour faire le parallèle avec ton article sur Onfray et les réflexions psychanalytiques, il y a le très court et très intéressant "Deux fois par semaine", où elle raconte
une/sa psychanalyse.


lili 03/01/2011 06:19



Tout à fait, Loun', j'avais adoré ce roman. J'aime les bouquins de Christine Orban et les essais d'Onfray, de toute façon.



Irrégulière 28/11/2010 10:33


Je sais que je l'ai lu, mais à lire ton résumé je me demande si je ne le confonds pas avec un autre, il faudra que j'éclaircisse cela ! En tout cas, je note pour la récap du défi (par contre, quand
je ne sais pas, il faut qu'il y ait plusieurs billets !)


lili 28/11/2010 16:45



Disons que j'ai recopié la quatrième de couv et que je ne parle que de l'esprit du livre, mais elle évoque par exemple la tenue pour quitter un homme, la psychologie des clientes qui étaient les
siennes, etc.