7, de Richard MONTANARI

Publié le par lili

7

Extrait de la quatrième de couverture : Badlands, le quartier le plus désolé de Philadelphie, un ramassis d'espoirs déçus, de rêves brisés, d'existences détruites. C'est là, dans un appartement insalubre, que l'on découvre le corps d'une jeune femme, minutieusement disposé dans une mise en scène macabre. Lorsqu'un homme téléphone à la police pour revendiquer le meurtre, celle-ci, venue l'appréhender, ne découvre qu'un coeur humain et un message crypté. Ludus : " jeu ", en latin. Telles sont les cinq seules lettres dont vont disposer Byrne et Balzano pour tenter de comprendre les agissements d'un meurtrier pervers, machiavélique et diablement joueur. Car c'est bien d'un jeu macabre qu'il s'agit, le tueur mettant en place un méticuleux puzzle mortel, inspiré d'un casse-tête chinois millénaire, dont seule la résolution peut conduire à l'homme qui se cache derrière ces atrocités. L'homme qui a pris Badlands comme terrain de jeu. L'homme qui dicte les règles. Richard Montanari conduit les inspecteurs Byrne et Balzano dans le monde des obsédés du jeu, des puzzles et des énigmes, et poursuit son implacable portrait de Philadelphie. Avec cette nouvelle enquête, à la fois sombre, ludique et passionnante, qui ravira tous les amateurs de manipulation, il nous donne, après Déviances, Psycho et Funérailles, un nouveau chef-d'oeuvre du genre.

Mon avis : J'ai, par le passé, essayé de lire des romans de Richard Montanari, mais je m'arrêtais devant la violence des crimes, ou le côté très glauque des scènes d'ouverture. En bref, je suis une peureuse ! J'étais donc un peu réticente à l'idée de lire celui-ci, mais les avis des gens qui l'avaient lu autour de moi, et la lecture des premières pages m'ont convaincue de tenter une dernière approche avec Montanari, malgré le commentaire de James Ellroy sur la première de couverture : " Cauchemardesque! "... J'ai adoré ce roman, dans lequel je suis entrée dès les premiers chapitres, l'intrigue est efficace, les personnages attachants, autant du côté des policiers que du côté des victimes. L'enquête est menée sans fausse note, les crimes sont pervers, mais ont un côté "ludique" ( vous comprendrez pourquoi en le lisant... ) qui est assez plaisant ! On se prend à imaginer les mises en scènes du tueur, on visualise d'ailleurs très ( trop ?) facilement les crimes. Le thème des snuff movies est abordé, mais je regretterais presque qu'il ne soit pas davantage développé dans l'intrigue.
J'avoue avoir été agacée par les références explicites à The Game ou à 7 ( forcément, on y pense, dès le titre ! ) dont il est question sur la quatrième de couverture. C'est un tic des éditeurs qui m'énerve un peu, cette tendance à rapprocher des oeuvres à d'autres qui ont connu de grands succès.
En bref, je crois que je vais mettre à profit les jours de repos qui viennent pour retenter de lire les autres romans de Montanari !

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